Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?

Distribution :

Andrea Boeryd (Suédoise)

Victor Barrere (Français)

Paul Colom (Français)

Ulima Ortiz (Colombie)

Elizabeth Margereson (Anglaise)

Mise en scène :

Thylda Barès (Franco-Brésilienne)

Tibor Radvanyi (Français)

Avec le soutient de :

Merville Franceville / Le Département du Calvados / Le Cube C3 de Douvres la Délivrande / Le Silo (Essonne) / La Petite Pierre à Jégun / EHPAD Topaze de Dozulé / EHPAD La Fontaine de Marly-le-Roi / Eclat(s) de Rue

Un matin dans une maison de retraite, un petit vieux qui meurt. Un autre qui arrive. La routine.
Les parties de cartes continuent, les exercices sportifs et les ateliers de mémoire aussi. Tous et toutes décrépissent, font semblant de se projeter, attendent qu’on les fasse vivre.
Mais pour une petite vieille, cela n’est plus possible.
Finita la commedia, elle n’a plus envie de jouer. Personnel soignant et camarades la rebranchent de force au quotidien, entre médicaments et perfusion. La vie est sacrée que diable...

Et puis, il y a la fête des cent ans du collègue. Une résidente dans une crise de folie, assomme l’aide soignant de garde. Cet accident tout à fait bête, les laisse isolés.
Doit-on appeler à l’aide? Le seul qui répond est un commercial d’assurance vie. Et puis merde.

Il faut maintenant organiser les vivres, faire bonne figure, faire l’amour, se soutenir, rester propre, et imaginer la suite. La bataille du quotidien. Où chaque action se ré-invente. Où vivre devient quelque chose de burlesque et de fou.
Mais la petite dame, elle, veut toujours en finir.
Soit. Un rituel de départ s’organise. Avec fanfare et panache, pour décider de quand et de comment la fête finira.